À propos des Presses Vazquez

Notre maison d'édition fait revivre la mémoire vivante des campagnes napoléoniennes. À travers des éditions de poche soignées et accessibles, nous redonnons la parole à ceux qui ont foulé les champs de bataille et forgé l'Histoire.

François PILS

François Pils, un grenadier dans la tourmente de l’Empire

Les routes d’Europe, le grondement des canons, les bivouacs et les marches interminables : tel est le décor de la vie de François Pils. Né en 1785, ce jeune soldat entre dans l’histoire lorsque les armées françaises s’apprêtent à parcourir le continent. Sa rencontre avec Oudinot décide de son destin : devenu son ordonnance, il accompagne ce chef de guerre pendant des décennies.

Dès 1804, l’aventure prend les dimensions de l’épopée napoléonienne. Austerlitz, Iéna, Friedland, Essling, Wagram : Pils suit Oudinot au fil des campagnes. Derrière ces noms glorieux, il découvre la réalité des soldats : fatigue des longues étapes, incertitude du lendemain et violence des combats. Auprès du général, il observe la guerre de près, chez ceux qui la conduisent comme chez ceux qui la subissent.

En 1812, son parcours le conduit en Russie. L’épopée change alors de visage : aux espoirs de conquête succèdent les épreuves de la retraite. En dix ans, le grenadier a vu les victoires et les revers d’une puissance qui semblait invincible.

Rendu à la vie civile en 1814, il épouse Suzanne Soudais l’année suivante. Pourtant, les routes militaires ne sont pas tout à fait derrière lui : en 1823, il accompagne encore Oudinot en Espagne. Pils meurt le 6 décembre 1867. Son Journal de marche, publié en 1895 par Raoul de Cisternes, prolonge son voyage.

 À travers ses pages, le grenadier nous entraîne encore sur les chemins de l’Empire, auprès d’Oudinot, dans une aventure où la gloire côtoie les blessures et chaque étape porte le poids d’une vie de soldat.

Raymond Aimery de Montesquiou-Fezensac

Raymond Aimery de Montesquiou-Fezensac entre dans l’armée en 1804 et se lance dans l’aventure napoléonienne. Des champs de bataille de Prusse aux plaines de Wagram, cet officier découvre les marches épuisantes, le fracas des combats et les victoires de la Grande Armée.

Mais c’est en Russie, en 1812, que son destin prend toute sa dimension. D’abord aide de camp de Berthier, il reçoit après la Moskova le commandement du 4ᵉ régiment de ligne, dans le corps du maréchal Ney. Puis vient la retraite : le froid, la faim, les attaques des cosaques et la lutte quotidienne pour ramener ses hommes vivants.

Dans son Journal de la campagne de Russie, Fezensac raconte cette épopée tragique au plus près des soldats. Sous sa plume, l’Empire se découvre à hauteur d’homme, entre courage, souffrance et survie.

Jean-Nicolas CURELY

 

Jean-Nicolas Curély (1774–1827)


Fils d’un paysan lorrain, Curély s’engage chez les hussards en 1793 et gagne ses galons au combat. Des campagnes de la Révolution aux batailles de Napoléon, ce cavalier intrépide se distingue par son audace et son sang-froid. Éclaireur, meneur d’hommes, il devient général lors de la campagne de France de 1814. Son Itinéraire d’un cavalier léger de la Grande Armée nous entraîne au ras du terrain, entre charges, dangers et chevauchées : l’Empire vécu en selle, sabre à la main.